Strasbourg Actualité

L'actualité de Strasbourg et de l'Eurométropole

Vie locale

Strasbourg : un pirate revendique les données de 110 000 patients d’une pharmacie

Élise Renaud-Villiers 2 min de lecture
Strasbourg : un pirate revendique les données de 110 000 patients d'une pharmacie

La Pharmacie de la Cigogne, située 1 Grand’Rue à Strasbourg, a subi une cyberattaque samedi 31 octobre 2026. Un pirate revendique le vol des données de 110 000 patients, un chiffre contesté par l’officine.

Le pirate a publié sa revendication le 31 octobre sur un forum fréquenté par des cybercriminels. Il affirme détenir des dossiers de patients, des ordonnances et des documents liés à l’Assurance maladie. Un échantillon de 1 069 fiches attribuées à la pharmacie contient notamment des noms, des dates de naissance, des numéros de Sécurité sociale et des renseignements sur les mutuelles. Parmi elles, 283 fiches concernent des personnes mineures. Une même personne peut apparaître plusieurs fois dans les fichiers.

Des pirates affirment avoir dérobé 436 000 dossiers de patients après avoir visé plusieurs pharmacies en France, mais ce nombre n’est pas confirmé.

Une préparatrice a repéré des mouvements inhabituels sur son ordinateur et l’a débranché. La pharmacie affirme avoir isolé son système informatique, saisi le procureur de la République d’une plainte et prévenu la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).

« On n’a aucune demande de rançon, aucun contact », explique Frédéric Tordjman, expert en cybersécurité chez Manric Informatique. Une sauvegarde externalisée a été installée pour parer à une attaque dite dormante, et l’officine a pu redémarrer normalement, précise-t-il.

Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), évoque une possible intrusion « par des opérateurs de tiers payant externes à la pharmacie », tout en précisant que rien n’est encore établi.

Les patients sont invités par la pharmacie à rester vigilants face aux appels, SMS et courriels inattendus concernant leurs remboursements, leur carte Vitale, leur mutuelle ou leurs médicaments, y compris lorsque les informations mentionnées sont exactes. Elle conseille de ne communiquer aucune coordonnée bancaire, aucun mot de passe et aucun code reçu par SMS, de ne pas suivre les liens suspects et de vérifier ses relevés bancaires ainsi que ses remboursements sur Ameli.

Élise Renaud-Villiers

Partager cet article

Retour en haut