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À Strasbourg-La Wantzenau, la station d’épuration recycle l’eau et l’énergie

Élise Renaud-Villiers 2 min de lecture
À Strasbourg-La Wantzenau, la station d’épuration recycle l’eau et l’énergie

La station de traitement des eaux usées de Strasbourg-La Wantzenau développe le recyclage de l’eau et la production d’énergie. Cette installation, la cinquième plus grande de France, traite 98 % des eaux usées de l’Eurométropole de Strasbourg.

Depuis ce printemps, une unité permet de réemployer sur place une partie des eaux déjà traitées. Elles servent au nettoyage et à l’entretien des équipements, ainsi qu’à des opérations de dilution et de désodorisation. L’objectif est de ne plus prélever cette eau dans la nappe phréatique de la plaine du Rhin.

Cette unité peut produire jusqu’à 700 000 mètres cubes d’eau par an, uniquement pour les usages industriels de la station. L’eau passe par des filtres de sable anthracite, un traitement aux ultraviolets puis une désinfection à la javel. L’équipement, financé par la Société de Valorisation des Effluents de l’Eurométropole de Strasbourg, a coûté deux millions d’euros.

Biométhane, solaire et récupération de chaleur

La station injecte aussi du biométhane dans le réseau de gaz métropolitain depuis 2016. Issu de la digestion des boues d’épuration, il représente 17 gigawattheures par an, soit l’équivalent de la consommation de 1 500 foyers.

Des panneaux photovoltaïques doivent être mis en service en novembre sur un hectare, au sol et sur les toits. Ils doivent contribuer à l’autoconsommation du site à hauteur de 1,4 gigawattheure par an. La station consomme actuellement 26 gigawattheures d’électricité par an, contre 35 il y a une décennie.

L’Eurométropole investit par ailleurs 55 millions d’euros dans un nouveau four, dont le chantier a commencé fin 2024 et doit s’achever en 2028. La chaleur produite par l’incinération des boues doit ensuite alimenter le chauffage de la station et être injectée dans le réseau de chaleur urbain. L’objectif fixé pour 2029 est d’atteindre la neutralité carbone et un bilan énergétique positif.

Source : nouvelobs.com

Élise Renaud-Villiers

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